Je disparais, d’Arne Lygre

15 décembre 2011 par AssitanKone

 

La pièce s’intitule Je Disparais, d’Arne Lygre. J’ai décidé d’aller la voir, le samedi 19 novembre. La pièce commençait à 20h30, je suis arrivée au théâtre vers 20h15. Quand je suis entrée dans le hall, il était bondé. Je pensais qu’il y avait peut-être une autre pièce qui se déroulerait en même temps, mais non, tous ces gens venaient voir Je Disparais. J’ai présenté mon ticket à l’ouvreuse et je suis entrée dans la salle. Elle était grande, très lumineuse, et noire de monde, presque tous les sièges étaient occupés. J’ai rapidement trouvée ma place, j’étais bien placée, à deux rangs de l’estrade.

Il était 20h30 et toujours pas de lever de rideau. La scène n’était pas éclairée,il y avait un sorte de filet qui servait de rideau, mais on pouvait y apercevoir de gros objets, comme des meubles. A 20h35 les lumières de la salle se sont éteintes et le rideau s’est levée. De grosses lettres blanches annonçant l’acte étaient projetées grâce à un vidéo-projecteur de part et d’autres de la scène. Et là, les lumières se sont allumées et on a découvert une femme assise sur un fauteuil avec une valise sur le côté. Son age avancé m’a frappé. Elle avait à peu près la soixantaine. Elle s’est lancée dans un monologue d’environ 15-20 minutes.

Au début je ne comprenais pas trop où elle voulait en venir. Elle disait qu’elle était dans sa maison, où elle a vécu durant plusieurs années et qu’elle attendait son mari. A un moment, elle disait que quelque part, dans une autre maison, il y avait une femme, toute seule, qui était malheureuse. Contrairement à elle. On sentait l’ironie. Sans doute un personnage qui avait l’habitude de se voiler la face. Au second acte, sa seule et unique amie arriva. Assise sur un fauteuil elle aussi, avec sa valise. Elle attendait sa fille qui devait arriver avec le mari de la première femme que j’appellerai « Moi ». Elles s’engagèrent dans un dialogue assez étrange. Je compris au fur et à mesure l’histoire. Elles devaient s’enfuir, car l’endroit où elles vivaient était menacé par une catastrophe. Parfois les personnages faisaient des jeux de rôles, imaginaient ce que d’autres personnes faisaient à leur place, élaboraient des scénarios. C’était une mise en abîme. La fille arriva sans le mari, puis se perdit. Moi fini par perdre son amie aussi. A la fin on apprend qu’elle avait perdu un enfant plus jeune. Au final, elle a tout perdu. Dans le dernier acte, le mari apparait seul, puis avec sa nouvelle compagne, dans la maison où il vivait avec Moi. Et ce fut la fin.

Cette pièce m’a énormément plu. J’ai été agréablement surprise, il y avait beaucoup d’émotions, une pointe d’humour, les acteurs jouaient divinement bien. Arne Lygre a introduit des notions qui touchent chacun d’entre nous, notamment la solitude, la peur, le deuil, le chagrin.


Poupée-machine

15 décembre 2011 par AssitanKone

Un nourrisson relié à une machine. Lui insuffle-t-elle la vie ? Peut-être. En tout cas deux éléments se confrontent. Un élément organique et un élément mécanique. J’ai voulu travailler sur la problématique du nouveau-né et ainsi interroger sur la relation qui existe entre corps et machine. Cette réflexion m’est apparue après avoir effectué ce travail. J’ai alors pensé qu’il serait intéressant de le retranscrire en sculpture.

Mon travail est composé d’une poupée, de câbles électriques, de pâte à fixer, d’un morceau de machine, d’une lampe torche. J’ai fait en sorte qu’on ai l’impression que la poupée est reliée au morceau de machine. J’ai remarqué que la lumière se voyait à travers la poupée, c’est pourquoi j’ai trouvé intéressant d’utiliser une lampe torche. Je le plonge donc dans le noir, ce qui évidemment donne un aspect totalement différent. A la lumière, on serait tenté d’avoir de la compassion, on a l’impression qu’il s’agit d’une expérience scientifique. Mais dans l’obscurité, les divers éléments ne font plus qu’un, les yeux deviennent noir et la poupée paraît diabolique, un peu comme « Chucky, la poupée de sang ».

 

 

 

 

 


Les enjeux de la retouche numérique : la transformation du visage

15 décembre 2011 par AssitanKone

Toujours dans l’optique de travailler sur la notion d’hybridation numérique, je me suis concentrée sur le visage car je pense qu’il reflète des enjeux très intéressants. Le visage humain est ce que l’on regarde (à priori) en premier. Lorsque l’on parle à quelqu’un notre regard est sur son visage, même si parfois on se concentre sur une petite partie comme les yeux ou la bouche.

Je m’intéresse surtout à la transformation du visage. A la manière d’Orlan, je veux le transformer en autre chose qui pourrait étonner. J’ai fait un premier travail qui représentait une retouche classique. Le but étant de montrer l’un des usages les plus sollicités de Photoshop  qui a donné un nouveau mot dans le vocabulaire de tous les jours : « photoshoper ».

Je souhaitais donc interroger ce terme car il m’intrigue beaucoup. Qu’est-ce que « Photoshoper » ? Il s’agit de retoucher numérique une personne.

J’ai décidé de caricaturer ce phénomène tout en faisant un sorte que le résultat soit réaliste. J’ai utilisé des photos de célébrités pour mes deux derniers projets, des stars belles et « parfaites ».

J’ai surtout voulu m’amuser en expérimentant les moyens que fournit ce logiciel de création numérique.

 

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Photoshopping

15 décembre 2011 par AssitanKone

Photoshopping : A slang term used to describe any image that has been digitally manipulated or altered : terme argotique utilisé pour décrire toute image qui a été retouchée ou altérée numériquement. (http://www.webopedia.com/TERM/P/photoshopping.html)

Le premier lien est un article qui montre que la retouche numérique sur Photoshop a des pouvoirs illimités.
Il est vraiment facile avec ce logiciel de créer l’illusion que l’on est parfait. Il faut quand même être très fort je pense car moi même je m’y perd. Il existe des logiciels d’identification des photos numériques truquées, utilisés notamment par l’AFP afin d’authentifier les fameux clichés de Ben Laden (http://www.01net.com/editorial/532423/l-afp-s-equipe-pour-debusquer-les-fakes/.
Heureusement que ces logiciels existent.

Le second lien montre grâce à un simple clic sur le bouton “toggle” les fameuses retouches. Ça en devient troublant et je me dis que nous sommes à l’ère du faux et du trucage.
Pour moi, utiliser Photoshop de cette manière n’est pas sain, il s’agit aussi d’un logiciel de création…


Hybridation Numérique

15 décembre 2011 par AssitanKone

Hybridation Numérique

Aujourd’hui, à chaque fois que l’on voit une photo de star, tout le monde se dit qu’elle a été photoshopée. Ce néologisme est en rapport avec ce fameux logiciel d’Adobe, Photoshop. Mais les gens oublient (ou ne savent pas…) que ce n’est pas simplement un logiciel de retouche. En effet, il possède des ressources totalement illimitées et à chaque fois que je l’utilise, je me dit que c’est fou ce que l’on peut créer grâce à ce logiciel. D’autant plus que presque chaque année sort une nouvelle version. Ce qui repousse encore et encore les limites de ce logiciel.

Ainsi, il ne s’agit pas simplement d’embellir quelqu’un, en l’occurrence une célébrité. On peut créer un personnage, faire du digital painting, peinture numérique en français. On peut bien sûr faire des montages. C’est pourquoi cela m’agace d’entendre ce nouveau verbe, photoshoper. Mais la retouche numérique ne concerne pas que les People. Avec l’explosion des réseaux sociaux où chacun expose ses photos personnelles, on comprend que forcément tout le monde veut paraitre parfait. Il y a donc certains qui utiliseront Photoshop ou se contenteront de logiciels libres comme Photofiltre. Ou mieux, ils demanderont à quelqu’un de leur entourage qui se débrouille bien en infographie (ils en trouveront forcément). Ainsi, la retouche numérique ne concerne plus le photographe professionnel mais bel et bien tout le monde.

C’est pourquoi j’ai décidé d’interroger ce phénomène en faisant moi même de la retouche numérique, mais mon but est d’en faire quelque chose de caricatural. Obtenir un effet aux antipodes de ce que l’on souhaite habituellement. Croiser les genres. Un homme qui devient femme et vice-versa. Rendre affreux quelqu’un que tout le monde trouve beau et vice versa. Et cetera.

En tout cas, je trouve cette pratique très amusante. Il s’agit d’une expérience très enrichissante qui change le regard que l’on a sur soi et sur les autres.


Inner painting

15 décembre 2011 par MaximePaoli

Inner painting :

Description de l’expérience créatrice :

J’allume une cigarette.

La fumée s’échappe et suit ses circonvolutions habituelles en sortant de ma bouche. Machinalement je me saisit du paquet de cigarette que je venais de reposer à l’instant, je l’observe tournoyant dans ma main :

”PHILIP MORRIS”

Levant la tête, j’expirais quelques volutes puis je m’empressais de revenir à mon étude.

Je retournais le paquet pour en découvrir l’autre versant.

L’acte créateur peut parfois résider dans des gestes bien anodin puisque soudain, à l’image d’une main tirant l’arcane sans nom au tarot, je découvrais dans la mienne l’image imprimée en couleur, format 1,8×5cm, de deux poumons.

Sens de lecture classique, celui de gauche est parfaitement immaculé, comme lavé à la javel, l’autre apparait quand à lui noirci, semblable à une façade de monument historique.

Révélation !

Je suis en train de peindre !

L’idée faisant chemin en moi, je me mis à douter de la sincérité d’une opposition Taoiste d’un poumons Malevitch-ien à un poumon Soulage-ien et leurs préférant personnellement Kandinsky depuis longtemps je compris que c’était vers la peinture abstraite que je voulais m’orienter.

“L’asthme ! Voilà la solution !” pensais-je soudainement.

Les images s’assemblaient mentalement, une fumée, ou vapeur, mais colorée; la possibilité donc d’influer sur la couleur de la fumée, les risques pour le corps, le rythme des séances, la nécessitée d’une biopsie en chambre stérile, tout y passait.

Il me fallait donc maintenant trouver une assistance respiratoire et un vaporisateur, l’affaire de quelques coups de téléphones…

Idée en main et recherches accomplies j’installais le masque et reliais les éléments de l’installation en bataillant avec les câbles d’alimentation des appareils. Le dispositif s’enclencha pour la première fois.

J’y ajoutait ma première sélection de pigments : rouge, jaune, bleu.

Le vaporisateur commença à vrombir, je pouvais distinctement entendre la turbine se mettre en route dans le silence glacé de l’espace…« Bip !»

Le système indiquait qu’il était prêt à distribué sa vapeur.

Mon camarade chercheur de www.thesreetlab.eu, présent cette fois encore à mes côtés dans mes pérégrinations picturale immortalise l’instant. Je me souviens du bruit de l’objectif capturant la scène.« Shlak.Shlak.Shlak. »

Un bruit d’ébullition, la vapeur montait alors que j’inhalais la première bouffée, premier coup de pinceau sur une toile déjà plus vraiment blanche.

La vapeur, à la différence de la fumée est plus lourde mais étonnamment plus douce. Juste moins brûlante certainement…

J’ajoutais de nouveaux pigments dans la machine et observais la vapeur colorée afflué dans le tuyau de l’assistance respiratoire sous de nouveaux mélange de nuances.Les minutes passèrent, chargeant la pièce d’un épais brouillard coloré…

Pour la rendre concluante, il fallait encore réitéré l’expérience tout au long de ma vie.

Une composition abstraite, aux taches de couleurs organiques, prisonnière dans la chaire, elle même plastinnée à l’occasion de l’encadrement.

Carte de donneur de d’organe en poche, pour un don nominatif à l’art et à l’art seulement, je pouvais mettre fin à cette séance.

Je sais que j’y reviendrais…

Suivant mes inspirations…

Maxime Paoli


Facebook … mais c’est où ?

15 décembre 2011 par TeddyLarue

Compte rendu d’expérience : à la recherche de Facebook.
Une expérience Humaine à travers le temps.

Lors d’une soirée, ou dans un restaurant japonais, j’ai oublié.
J”entend : nous nous sommes rencontré sur Facebook.

Facebook … mais c’est où ?

Dans mes quêtes passées, j’ai trouvé le graal, l’arche perdu, le Yeti, l’eldorado et même l’Atlantide mais Facebook, j’ai jamais trouvé.

Voici mon histoire.

10h20, bibliothèque de Versailles, dans les archives de l’académie Française, rien sur ce “facebook”. Es une ile ? Un pays ? Un système de tunelle souterrain entre l’Egypte et la Palestine ?

Je décide t’étendre mes recherches au triangle des Bermudes, sans succès.
Un aller retour Paris Floride plus tard, j’entends parler de l’internet.

Facebook se trouve-il sur le internet ?

Je cherche les cartes internet.

15h20, internet, Mappy.

Je trouve : Fallbrook, FairBrook, Faceby

15h30, internet, Google Map. Je trouve,  F A C E B O O C K  Japon. Sans succès toujours.

J’ai une nouvelle piste.
19h32, centre d’écoute spatial, Guyane.

Je suis avec les oreilles de l’espace.

Mais aucune trace de Facebook dans l’univers.

Ma dernière Piste.

00h99, Guyane. Je découvre avec un Chaman des plans supérieur de l’univers. Je sort du Kāmaloka : le monde des désires, j’arrive au Rūpaloka : le monde des formes, mais aucune trace de Facebook, je désespère. Je suis contraint de m’arrêter, au delà l’Arūpaloka, le monde sans forme. Je risque de ne plus revenir.

8h22, Guyane, Hotel YAB. C’est la révélation :
Facebook exister
Facebook n’existe pas
Facebook existe ou n’existe pas
Facebook existe et n’existe pas.

Rassuré, je vais sur trombinoscope mettre à jour mon statut.


L’expérience de la vente

15 janvier 2011 par BenMax

Ce projet est expérimentale et n’a pas de but précis. Je me suis lancé dans une entreprise farfelue pour en apprécier les conséquences. Mon idée consistait à vendre des vignettes à très bas prix sur un lieu de tourisme, prendre de courtes notes sur les acheteurs pour enfin faire un catalogages de ces œuvres associées à une courte description leurs mécènes et du contexte où ils ont fait leurs acquisitions.

Formellement, ce je vise à reconstruire ma journée à travers la description de mes clients. Effectivement, ceux qui connaissent un peu l’histoire art savent qu’une bonne partie des détails intéressants autour d’une pièce se retrouve dans l’historique de ses ventes. C’est pourquoi j’ai eu idée de centrer l’attention de cet article non pas sur les pièces en elles-même mais sur les gens qui les ont acheté. Les pièces en elles-mêmes ne sont pas le focus de l’expérience, mais seulement un prétexte

Trois Têtes.

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En plus grand

C’était un couple d’allemands, un peu confus par ma proposition. Je leur ait dit que c’était pour une expérience. Le choix s’est arrêté sur cette vignette parce qu’elle leur faisait rappeler l’île de Pâque. Le type était grand avec une drôle de barbe. Elle était coupé en rectangle et on aurait presque dit qu’elle servait de cadre à son visage. Sa compagne portait un imperméable fleurie. Chose étrange, même si leur français avait des lacunes syntaxiques manifestes, leur prononciation était quasi parfaite. Ils partageait le même parapluie.

Chapeau Bleu

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L’acheteur était une dame d’un certain âge avec son petit chien. Avec mon accent, j’ai eu du mal à me faire comprendre au début, mais une fois l’explication saisie, elle semblait ravie de pouvoir participer à mon projet. Elle m’a dit qu’elle a choisi cette image parce qu’elle aimait le jaune. Elle m’a aussi dit que c’était la raison pour laquelle elle appréciait Van Gogh. Nous nous entretînmes un moment avant de nous quitter. Elle portait un manteau de feutre gris avec une écharpe de couleur fuchsia. Elle avait aussi sur le nez des lunettes de soleils qui lui masquait les yeux.

Huttes

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En plus grand

Ce dessin fut acheté par un autre couple. La rencontre fut très brève, l’homme s’est tout simplement informé si le prix affiché était le bon, m’a payé, pris le dessin, l’offrit nerveusement à sa compagne et puis s’en fut avec elle. Il était chauve, semblait être dans la quarantaine, portait un manteau gris et une chemise bleu. Sa promptitude me fais croire qu’il répondait à une impulsion. C’était, je crois, un tentative un peu maladroite d’affirmer son intérêt pour elle. Dût à la brièveté de l’échange, je n’ai pas été capable de bien enregistrer son apparence; tout ce que je pourrais dire c’est qu’elle portait un manteau noir et avait des cheveux bruns.

Les deux Personnages

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Une femme dans la trentaine fît l’acquisition de ce dessin. Elle était particulièrement curieuse et incrédule et m’a assailli de questions. Je crains que mon explication l’a laissée perplexe; elle ne semblait pas saisir l’idée derrière mon projet. Malgré cela, elle fût très polie, m’a souhaité bonne chance en rajoutant bizarrement « Si c’est ce que vous souhaiter… » Je crois qu’elle essayait de faire de l’esprit. Elle me dépassait d’une tête, avait de long cheveux frisée et portait un manteau vert avec un long châle autour du cou.

Foyer

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C’était encore un autre couple. Ils s’avérèrent curieux aussi, mais semblaient un peu plus réceptif a mon explication. Ils exprimèrent un certain enthousiasme par rapport à mon idée et me quittèrent avec quelques mots d’encouragement. Ils portaient tout les deux le même bonnet noire et je n’ai pas demandé le pourquoi de cela.


Seanbaby et la Perspective Populaire

15 janvier 2011 par BenMax

Cela fait environ six décades depuis le début de l’Art Pop qui se voulait réconciliateur entre le high art et l’art populaire pour finir par embrasser les principes institutionnels ainsi que le formalisme de ce premier et renier l’aspect du populaire de ce second. Depuis, aucun débat ou même tentative importante de réévaluer l’art populaire n’a été entrepris. Le high art continu sa recherche de sophistication et d’originalité pour surprendre la bourgeoisie alors que la culture populaire continu de remplir sa fonction ludique auprès du prolétariat. Pourtant, comme le high art, la culture populaire à évolué depuis. Certains remarqueraient que la culture populaire cherche souvent à singer le high art comme le fait Maureen Turim dans son texte Art/Music/Video.Com ou elle relève les différents emprunts à l’avant-garde historique dans les vidéos musicaux et espère que le publique ne serait pas assez naïf pour croire que ces vidéos sont les vrai inventeurs de ces imageries (1). D’ailleurs ces emprunts ne sont pas toujours au goûts populaires. Par exemple, toujours dans le même texte, Turim fait part que David Sinclair se plaint que Radiohead délaisse la musique populaire pour l’hermétisme artistique. Cela démontre que l’animosité entre les sphères de l’art et de la culture populaire est partagées. L’un ignore l’autre et le dialogue s’en trouve pour cela inexistant. Il faut le dire, toute tentative de sophistication dans la culture populaire est reçu très pauvrement. La critique l’est tout autant : malheur à ceux qui ne voit pas grâce en un navet ci ce dernier est au goût du publique. Prenez le critique de film Roger Ebert qui a essuyé une violente réaction face à sa critique du block-buster Hollywoodien Transformer : Revenge Of The Fallen qui pourtant contenait, pour un film ciblant les enfants, des scènes affligeantes de caricatures racistes d’afro-américains et des scènes de copulations entre chiens (2). Le prolétariat est complexé par ce qu’il considère un manque d’intelligence et de savoir et perçoit en toute choses qui s’avère tant soit peu intellectuelle comme de l’élitisme et est, par conséquent, très hostile à toute critiques qui laisse entrevoir le désir pour une culture populaire plus recherchée. Pourtant, il advient parfois que malgré les prédispositions de leur milieu, certains créateur œuvrant dans populaires réussissent à développer un degré de sophistication formel innovateur tout en s’attirant l’appui populaire. Cela crée un contexte particulier d’où émergent des œuvres qui seraient impensables dans le milieu de l’art. Il serait donc inconsidéré que d’ignorer ces créateurs seulement pour leur publique. L’un de ces créateur serait Sean Patrick Reiley mieux connu sous son pseudonyme Seanbaby qui est un écrivain comique américain actuellement à l’emploi du site humoristique Cracked, né le 15 juin 1976 en Idaho. Il a travaillé pour plusieurs magazines notamment EGM où il avait une rubrique de critique pour jeux médiocres, mais le plus grand de son travaille se trouve sur internet sur son site personnel (3). Seanbaby est un écrivain notable pour ses multiples innovations formelles découlant des approches nouvelles qu’il a inventé pour mieux communiquer avec le prolétariat. S’il s’avère que ses écrits touchent principalement la culture populaire, il reste cependant qu’il s’entretient aussi de politique et même d’art.

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le temps qui passe

13 janvier 2011 par RemiLeblanc

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Trash : inventaires (je vais y arriver)

13 janvier 2011 par AdelaideJalabert

Présentation :

Le travail présenté sur cette page prend appui sur le thème de l’inventaire. J’ai décidé de travailler sur le prospectus, plus particulièrement sur le flyer événementiel. Ce sujet amène de nombreuses problématiques, celle de l’environnement citadin et la profusion culturelle qu’on y trouve, mais aussi de la protection de l’environnement par la récupération de ces papiers. Enfin, l’idée d’accumulation frénétique et compulsive d’un objet qui perd son utilité après la première lecture, mais qui finit par acquérie une dimension autre au sein de ma collection.
En effet, j’ai voulu redonner une vie, une utilité à tous ces flyers “périmés”, les dates de concerts et évènements étant dépassées. J’ai donc procédé à un collage sur un mur blanc afin de réaliser une sorte de papier peint. Dans un premier temps, je souhaitais en recouvrir toute la pièce. Cependant en accrochant les prospectus, je me suis rendu compte que j’en avais en double. Je me suis alors amusée à dissimuler dans le carré que j’avais déjà réalisé, divers objets et papiers, pour obtenir une sorte de chasse de la part du spectateur. Je vous invite donc à retrouver les objets de la liste ci-dessous dans l’ensemble du papier peint.

Objets dissimulés dans le papier peint :

_ un domino
_ un préservatif
_ un billet de 5 euros
_ une photo format standard
_ une photo en tirage de lecture
_ un sachet de thé
_ une carte bleue
_ un ticket de métro
_ une place de concert
_ une enveloppe
_ deux pochettes de CD
_ deux paires de flyers identiques
_ un chèque
_ un miroir
_ un dessin

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Anthropomorphisme.

13 janvier 2011 par MathildeBentz

Tout est parti d’une phrase entendue par hasard « les gens ne se rencontrent plus dans la rue, mais par écrans interposés. »

De là découle une question actuelle et ouvrant nombre de voies et d’interrogations sur l’être humain « 2.0 ». Si nos grands parents se rencontraient dans des bals, fêtes de villages, écoles… Aujourd’hui, nous nous rencontrons via Facebook, les chatrooms, le jeu vidéo (Steam, comptes Xbox ou PS3…) ou les blogs.
Ainsi, je me suis mise en quête de récolter des témoignages de personnes ayant rencontré sur Internet des gens qu’ils auraient pu rencontrer dans la rue. Ces témoignages me nourriront.
Voir la vie à travers 1024 x 576 pixels, c’est voir la vie à travers les yeux d’une partie de la population, qui a grandi au rythme des versions de Firefox, des sorties de jeux vidéos et des buzz internet.
En un sens nous vivons déjà dans et des buzz internet.
En un sens nous vivons déjà dans l’ère informatique, comme celle des romans de SF, où Internet nous berce, nous élève, nous instruit et nous rapproche des autres.
J’ai donc choisi de suivre le parcours de deux ordinateurs, se rencontrant dans la “vraie vie ” (IRL = In Real Life) et visitant Paris, comme cela se fait de plus en plus suite aux rencontres sur le net.

NB : rencontres sur le net n’est pas signe de rencontre “amoureuse”.

Par soucis pratique, je n’ai pas pu suivre ce projet. Je l’ai donc modifié, ici, je mettrais un ordinateur dans une situation dite “humaine”.

Les autres photos ici


Expressions imagées

13 janvier 2011 par YannCarlier

Cette troisième expérience reprend l’esprit ludique des deux premières. En effet il s’agit de jouer avec Google Images un peu comme pour la première expérience, à la différence que ce n’est pas l’aspect cliché qui est ici mis en évidence, mais l’absurdité de certains résultats de recherche internet parfois très surprenants. Le principe est donc simple : partir d’une expression et la traduire en images Google. Ainsi je tape chaque mot dans Google Images et je sélectionne la première image (sauf cas de format spécial de l’image) qui selon le moteur de recherche traduit le mieux le mot. Au final on obtient une sorte de rébus plus ou moins déchiffrable. Pour mes exemples je me suis basé sur des expressions utilisant les animaux (leurs images servant en quelque sorte de repères), mais on peut jouer avec ce principe indéfiniment.

Maintenant à vous de jouer en retrouvant les expressions :


*Avoir une faim de loup


*Etre muet comme une carpe


*Pleuvoir comme vache qui pisse


*Verser des larmes de crocodile

Note : utilisez le clic gauche de la souris à côté des étoiles pour voir les réponses.


Et en vrai ça donne quoi ?

13 janvier 2011 par YannCarlier

Internet est une formidable source d’information dans sa densité et sa rapidité; Cependant, on le sait, c’est également le lieu de nombreuses erreurs et aberrations. Et quand bien même l’information est vraie, elle peut s’avérer dépassée et donc faussée. A travers cette expérience, nous allons donc constater qu’en dépit d’une rapidité dans le monde virtuel, l’information, si elle est vraiment ancrée dans le monde réelle, ne peut pas dépasser les limites de cette réalité.
Ainis, je me suis servi de Google Map/Street View; cet outil permettant de se déplacer virtuellement dans les rues du monde entier. On l’utilise principalement pour repérer des trajets que l’on prévoit de faire (afin d’arriver en terrain connu). Après avoir établi un petit parcours sur Google Street view, je l’ai effectué moi-même en prenant des photos à la manière de Street View (c’est-à-dire prise de vue sur la route). Parti de la Fac je suis allé jusqu’à la rue piétonne … que la camionette google ne pouvait empreinter, puis je suis revenu à la Fac; le tout en prenant des photos à intervalles plus ou moins réguliers.
En comparant les images Street View et mes photos, on repère des différences plus ou moins grandes, anecdotiques voire importantes. Ainsi la réalité estampillée 2010 d’Internet est en réalité bien dépassée. Le temps a fait son oeuvre, de nouveaux aménagements ont vu le jour jusqu’à un trottoir qui s’est aggrandi.
Bien évidemment, le principal y est : les axes n’ont pas changé. Mais on se plaît à chercher les modifications du paysage urbain à la manière du jeu des sept différences, tout en questionnant la réalité que nous présente Internet.


Exposition Brune Blonde à la Cinémathèque.

9 janvier 2011 par AdelaideJalabert

(Cinémathèque française, du 6 octobre au 16 janvier) 

Intro

Rythmée par de nombreuses projections et extraits de films, l’exposition Brune / Blonde a pour centre de gravité le cinéma et ses actrices mythiques : brunes et blondes, sans oublier les rousses ; cheveux courts ou cheveux longs ; voilées ou sensuelles. Le cinéma et ses cinéastes engagés dans la recherche d’une forme où le corps s’expose. Le cinéma et la représentation de la chevelure, car celle-ci est inextricablement liée à la sphère du désir, le lieu du vertige amoureux. Avec pour emblème le chignon en spirale de Kim Novak dans Vertigo (Alfred Hitchcock), revisité trente ans après par David Lynch dans Lost Highway

J’ai été happée par l’affiche de l’exposition. Cette image de Penelope Cruz travestie en blonde est dérangeante. Un après-midi, je suis allée voir cette exposition à la Cinémathèque française. Lieu que je découvrais pour la première fois. C’est un endroit insolite. Mis à part les difficultés pour trouver l’entrée, j’ai beaucoup apprécié.

L’introduction de l’exposition :

Le cinéma a fait des cheveux de femmes un motif essentiel de son esthétique et de sa mythologie. La chevelure est une forme privilégiée dans la construction plastique des films. La gestuelle qui lui est liée a également une très grande importance. Les cinéastes dont la chevelure a été une source d’inspiration et un objet centrale dans l’esthétique sont Hitchcock, Mizogushi, Buñuel, Antonioni, Bergman, Godard, Lynch, Fassbinder entre autres. Les actrices mises en scène par ces cinéastes en devenant des sortes d’icônes ont imposé leur style à la mode féminine.

 

L’exposition se présente en plusieurs parties :

1 - Le Mythe
2 - Histoire et Géographie de la chevelure féminine
3 - La Gestuelle
4 - Les grands scénarios
5 - Cheveu-matière

Dès le début, on est plongé dans une ambiance de cinéma. Le lieu est sombre et les murs sont capitonnés de rouge. L’ambiance sonore de l’exposition est très présente. Les nombreuses séquences de films et projections se confondent pour donner une sorte de symphonie de voix de femmes, de chants et de musiques. Pour illustrer ce thème du mythe, des tirages photographiques ainsi que des tableaux sont présentés. On retrouve une sérigraphie de Warhol, des clichés de Richard Avedon où l’on voit Brigitte Bardot ainsi que Sophia Loren. Dans ces deux photos, l’aura de leur chevelure est décuplée par la vision de l’artiste. Il y a aussi le tableau de Picabia ainsi qu’un portrait de Kristin Scott Thomas prise par Bettina Rheims (Kristin Scott Thomas playing with a blond wig 1). Petit à petit, on prend conscience de cette réelle importance que prend la chevelure dans la représentation de la femme en art.

Cette partie de l’exposition met en avant la dimension transversale de ce “culte” de la chevelure. On nous présente comment, dans d’autres régions de la planète, les cheveux tiennent également une place importante.
On passe alors de l’Inde et du Moyen-Orient à l’Asie et enfin à l’Afrique. 

En continuant, on se trouve face à une sorte de chronologie de la chevelure intrinsèquement liée à la cause féminine. Elle se retrouve dans les combats des femmes pour leur émancipation. Dans le féminisme mais aussi dans la lutte contre le racisme. En revendiquant leur coupe afro, les Black Panthers lutte contre une oppression de la chevelure noire. “Black is beautiful”.

Ensuite, c’est la thématique de la coiffure défaite qui revient régulièrement, souvent associée à l’acte amoureux. C’est une sorte de don de soi, de laisser aller. Dans les oeuvres, les cheveux prennent une place prépondérante. Ils en deviennent le sujet principal. Man Ray est connu pour être un grand photographe de la mise en scène des cheveux de femmes tout commeAntonioni, Bergman et  Godard sur le plan cinématographique.

Le thème de la métamorphose est récurent dans l’art et est repris par les artistes dans tous les domaines et à toutes les époques.
J’ai eu un coup de cœur pour l’illustration (Trois femmes et trois loups) d’Edgar Gasset représentant des sorcières dans un bois accompagnées de loups.

À la fin de l’exposition sont projetés six court-métrages de cinéastes d’horizons différents sur le thème du cheveu.
On ressort de cette exposition avec une certaine prise de conscience de l’importance que peut avoir la chevelure féminine dans notre société et donc pour les artistes, qu’ils soient cinéastes, plasticiens, peintres, photographes ou vidéastes. Tout est très bien ficelé, les salles sont toutes plus intéressantes les unes que les autres et on n’a pas le temps de s’ennuyer.

http://www.youtube.com/watch?v=2fOVKEJIgzE


Un Monde Parfait

8 janvier 2011 par MathildeBentz

Un Monde Parfait, Henri Foucault.

description de l’auteur par lui même :

« Inclassable, Henri Foucault poursuit depuis trois décennies une réflexion sur l’image, sur ce qu’elle peut encore dire, signifier, proposer. À l’occasion d’une rétrospective à la Monnaie de Paris, il nous ouvre les portes de son laboratoire. Henri Foucault est photographe, ou sculpteur. La distinction est sans importance. Chez cet artiste, le langage plastique, les langages plastiques, devrait-on dire, ne cessent de convoquer le corps humain, de tourner autour pour essayer d’en donner un équivalent. D’un côté l’image et sa platitude, de l’autre la forme et sa position dans un espace. Les deux sont indissociables et fusionnent dans un même mouvement qui l’ont conduit à produire aussi bien des sculptures que des photographies ou même des vidéos.
Cet entrelacement conditionne sa pratique. Il détermine aussi toute la scénographie de l’actuelle exposition à la Monnaie de Paris. Et si les œuvres récentes abondent au point de constituer l’ossature du parcours, Henri Foucault ponctue cette rétrospective de retours sur son travail comme pour mieux déployer la logique de son évolution. »
On entre, première salle, un petit hall d’entrée.
Sur un mur à gauche, un triptyque : 3 squelettes en “paillettes” (ma mère a les mêmes dans ses toilettes en version non pailletés, mais fluorescents, la classe.) qui dansent (chacun son mouvement, c’n'est a priori pas une chorégraphie). C’est mignon.
On avance, à gauche un étalage avec des livres chers, quelques prospectus. Le galeriste salue, puis retourne à sa lecture.
Seconde salle.
Des photographies, accrochées au mur par deux ou trois. Toutes ont le même format, pas très grands (elles auraient mérité d’être un peu plus imposantes). Elles sont disposées un peu partout dans la salle, entre divers corps pailletés (ce ne sont pas vraiment des paillettes, plus des minis petits miroirs). On y voit des nus posant devant un miroir, les photos sont en noir et bleu, comme si les couleurs avaient été inversées, et reflètent légèrement par certains endroits. L’effet est beau, calme, offre une sorte de 3D, une profondeur glaciale.
Les corps brillants eux ne m’ont pas transcendée. Hormis une compositions d’encéphalogrammes colorés (l’un avait ses “paillettes” violettes, l’autre bleues…). Une vingtaine au total, disposés en un losange “posé” sur l’un de ses coins.

Si j’ai trouvé les photographies sympathiques et intéressantes, la recherche pailletée sur le corps ne m’a guère enchantée. Je n’ai pas vraiment compris où allait l’artiste.



Faible Frontière

8 janvier 2011 par MathildeBentz

Troisième et dernière expérience.

Prenons des images de jeux vidéos. Trafiquons les un peu, recadrons les, transformons les un peu.

Mêlons-y des photos de la “réalité” (image tirée de journaux télévisés, photos de lieux qui pourraient potentiellement faire des “maps”… ), changeons la saturation, le contraste.. Et demandons à des inconnus de dire quelle photo est prise de la réalité, quelle photo est celle d’un jeu.

Les photos en ligne : http://img830.imageshack.us/gal.php?g=10276605.jpg


experiences autour de la ville par l’archivage et l’imaginaire

6 janvier 2011 par laurine-sert


A- Première experience

titre: “Crossing”

Outil: sur le lieu, appareil photo
Postproduction : logiciel photoshop
Le projet se construit autour de l’idée du point de vue dans la ville( tant techniquement par l’appareil photo que subjectivement par ce que l’on décide de photographier)
A une date donnée : le samedi 13 novembre
Dans deux endroits differents : Paris et Cancale
L’idée : s’imposer la même mise en action, le même jour, la même façon de proceder ( pour le travail en postproduction) pour mettre en évidence les ressemblances de deux espaces différents ainsi que ses similitudes malgré la distance. Il s’agit aussi de mettre en image une balade poétique et un voyage initiatique, en créant plusieurs niveaux de temporalités ( celui de la prise de vue, celui du montage, celui de la comparaison)

 image  image
Paris vu par Camille; Cancale vu par Laurine

B- Deuxième experience

titre: “Untitled”
Sur le mode de l’enquête et de l’archivage, j’ai tiré du visionnage d’une centaine de films, des screenchot de plans qui selon moi représentait la ville, aussi bien frontalement que symboliquement.

C- Troisième experience

titre: “Ce que l’on voit, ce que l’on croit”

Outil : Scrennshot tirés de films Francais, construction d’un site internet promulgant la ville de “Saint Thomas”
Postproduction : Dreamweaver, Photoshop, Première.
Le projet de cette expérience consiste à créer une ville qui n’existe pas et effectuer sa promotion. La ville de Saint Thomas se trouve dans le Loir et Cher. Je vais donc construire un site internet Fictif pour mettre en activité une ville qui n’existe qu’a travers l’écran. Les images seront tirées de films, ce qui provoque une situation de double écran, de double fiction : l’écran du film, l’écran de l’ordinateur, la fiction filmique, la ville-fiction.
Sur le site des informations sur l’histoire de la ville, ses activités sportives, sont fonctionnement administratif etc…

http://membres.multimania.fr/sertuniv/territoire/index.html

D- Contre rendu d’exposition

CONTREPOINT - L’art contemporain Russe

Exposition contrepoint, l’art contemporain russe :

Au hasard d’une fin d’après-midi….

Je me promenais sous la neige dans les jardins des tuileries, et le froid m’engourdissant au fur et mesures les extrémités de mes membres, je décidait donc d’allier l’utile (aller voir une exposition) et l’agréable (la douce chaleur tend convoité par ce temps-la et l’exposition aussi). Au choix Jeu de paumes ou le Louvre, Pile, ce sera le Louvre, ah mince pourquoi je ne suis pas tombé sur face !! . Tant bien que mal décidé a suivre ce que le sort de la pièce ma imposé, je me dirige au Louvre d’un pas lourd. Je m’imaginais encore une fois me balader dans les galeries Sully, voir les mêmes tableaux si froids, si éloignés, si impénétrables. Et que ne fut pas ma surprise de voir qu’il y avait une exposition d’art contemporain Russe qui plus est à l’entresol, là ou l’on peut voir, toucher les vestiges, et les fondations du Louvre médiéval. La visite de l’exposition commence par une œuvre d’Alexei Kallima : Veuillez nous excuser, pour des raisons techniques l’exposition est repoussée, et qu’elle ne fut pas ma surprise de tomber en premier sur une œuvre si agréable, les moyens sont simples, des toiles, des dessins presque sortie d’illustration d’un livre de la peintures, mais il en ressort une fraicheur et un dynamisme qui annonce l’exposition sous de bonnes augure, une seule volonté me vient a l’esprit : regarder à travers les espaces libres laisser entre deux toiles de tailles différentes pour voir ce qu’il y a derrière, j’ai envie de faire le tour de cette œuvre de passer et repasser dans les deux sens. Enfin je me dit que final mon sort a bien tourné ! .

L’œuvre suivante, Igor Makarevich et Elena Elagina : Les forces irrationnelles de l’inconnu se présente sous formes d’installation dans laquelle trois échelles sont posées contre le mur avec entre celle-ci trois lettres au mur en néon « r » « a » et « y » au sol sont rangé de façons méthodique des paires de chaussures toutes tournées vers les échelles. Même si je pense avoir compris l’idée et le questionnement que cela suppose, je reste dubitative avec ces lettres. Je me demande tout d’abord si c’est un mot russe : je cherche sur internet de mon portable, Bingo ! Cela signifie : paradis, et la tout s’éclair. Au final ce qui est le plus étrange, dans cette installation ce n’est pas le propos, c’est la manière dont j’ai pu le comprendre, en recherchant, en menant l’enquête devant celle-ci et non pas a postériori, après l’exposition, je me dis qu’il serait intéressant d’avoir des œuvre de ce type faisant fonctionner sur le moment même des systèmes de recherches, d’enquêtes et de connectivités.

S’ensuit un grand moment ou j’ai errer dans l’aller trouvant des œuvres totalement hermétiques avec au mieux de la forme, mais un contenu plus que discutable, le pire étant à mon goûts les travaux de d’Ilyia et Emilia Kabakov, j’ai pris le temps de bien tout regarder, vu la minuties du travail des maquette et des descriptions mais je n’ai pas compris ce que ces projets architecturaux faisaient dans cette exposition, car je trouve la rapprochement entre les projets architecturaux totalement vide de sens des Kabakov, et l’espace des fondations du Louvres quelques peu déplacé et surtout sans grand intérêts. Le propos de leurs projets sont souvent enfantins, mais le sérieux de leur présentation casse ce côté qui a mon sens aurait du être exploité, non là vraiment j’ai pesté, car j’avais l’impression de me retrouver devant les projets imaginaires d’architectes en fin d’études : propre, polissé, mais sans âmes réelle.

Je m’arrêterais pour finir sur la dernière œuvre que j’ai vu dans cette exposition et non des moindres, celle de deux artistes : Komar et Melamid, Russia’s Most Wanted Painting, Russia’s Most Unwanted Painting , qui se presente comme une enquête sous formes de deux questionnaires. Plus d’une centaines de Russes d’horizon différents ont répondu ils ont peint pour le premier questionnaire le tableau préféré des Russes : un paysage figuratif entouré d’un cadre bleu. Puis pour le second questionnaire le tableau le moins aimé : une composition abstraite rouge et noire, évoquant le suprématisme. J’ai vraiment apprécier le coté frontale de l’enquête, le coté très carré et mathématique appliqué aux champs de l’art. Et bien évidemment sous jacents à ce mode de l’enquête la critique constatoire que nous spectateur en déduisons. Ici, les artistes ne pointe pas du doigt, ils donne à voir leurs enquêtes, chaque personne devant ce travail constate les différentes étapes de l’enquête mise à nu, mais il est libre d’en interpréter ou non le résultat final, celui qu’il a devant les yeux.


Expérience 3: déambulation au Louvre

6 janvier 2011 par LoraneLesprit

Médiation : la maïeutique de l’art

Le Louvre. Novembre 2010. Un vendredi, soir de nocturne des JPO. J’erre dans l’auguste musée. Au seuil de l’aile Sully, je repère clairement les médiatrices. Je participe à différentes médiations. De ces multiples expériences, une évidence jaillit : la parole offre une renaissance à l’œuvre. Unique, autant le que sont la pensée, la forme et son contenu que le médiateur véhicule à son auditoire, l’œuvre aspire à une maïeutique sociale interrogeant l’essence qu’elle possède. Deux expériences semblent illustrer ce discours. Difficilement comparables de manière linéaire, considérons-les comme des approches différentes.

Ma déambulation me conduit à la salle Ingres. Entourée de cinq personnes, une jeune médiatrice monologue face à l’œuvre : le bain turc. Je m’intègre au groupe et écoute quasi-religieusement le savoir débité mais construit de la locutrice. La scène rappelle une conférence. Selon la « dimension cachée » de Hall, la distance qui nous sépare d’elle (à moins d’un mètre) est personnelle : statiques, les échanges sont des regards disciplinés ; des acquiescements soutiennent le discours de notre médiatrice dont la gestuelle reste anecdotique. Facilement, on se sent happé par la richesse des informations. Volontaire ou pas, la notion du temps est formidablement gérée : un texte fluide aux respirations irrégulières mais justement nécessaires. Il s’agit-là de ma première médiation où l’interaction d’allocutaire-locuteur n’a pas lieu.
Au fil de celle-ci pourtant une nouvelle dimension m’apparaît : aucune nécessité d’échanges oraux ne manque dans ce contexte. Les propos de mon antagonique me rendent réceptive à l’œuvre. L’atmosphère émane l’union, un intérêt commun et sincère, puisque la liberté de la présence ne séduira pas l’un d’entre nous avant la fin de la médiation. C’est en effet à l’échéance de son discours que notre médiatrice, après un silence de deux minutes, nous propose de répondre à nos questions éventuelles. Quelques minutes durant, elle le fera, à différentes reprises.
L’échange est donc limité à la méthode explicite : question-réponse. Traditionnelles mais efficaces, les techniques employées ont donné accès à l’œuvre d’Ingres. Certes peu personnelles, elles respectent le ressenti individuel.
La seconde médiation concerne les instruments de musique d’Anne Vallayer. Un médiateur converse avec une visiteuse. Mon approche discrète est finement remarquée mais la médiation semble fatiguée de redondances et je ne compte pas faire mine de m’intéresser à cette composition.
Ce qui, en revanche, m’a séduite, est son instrument de médiation : un saxophone. Une partition de Telemann apparaissant dans le tableau, il eut l’initiative d’éveiller cette toile grâce à la musique. Non frustrée de mon arrivée tardive pour les phrasées de notre hôte de médiation, je savoure chaque note, chaque dynamique en balayant le tableau du regard. Grâce au vivant de l’outil, j’accueille l’œuvre. Le tableau, lui, stagne ; la musique parcoure librement les couloirs voisins. La dualité des sens permet un questionnement, il semble qu’une harmonie émane de cette rencontre.

Il ne s’agit pas de comprendre un tableau par son contexte historique, ni de disséquer ses valeurs. Une œuvre suinte l’unicité et chaque médiateur peut chercher des clefs pour sensibiliser un auditoire. Ces techniques, outils, permettent alors une révélation pour chacun : un « accouchement » du message de l’œuvre.


Deuxième expérience : prêtre online

6 janvier 2011 par JulieThiebault

Je travaille depuis quelques mois sur les codes religieux instaurés par l’église catholique. Je reprends pour cette seconde expérience le concept de la confession. Il ne s’agit pas d’expier ses pêchés, mais plutôt de se libérer, sous le prétexte de la confession, de manière totalement anonyme. L’individu face à son ordinateur pourra plus facilement faire la démarche de se confier, sans se sentir juger, sans déplacement, et sans même dévoiler son identité, même virtuelle. De plus il n’y a aucune ségrégation religieuse qui s’opère, et les aveux sont libres, sans conséquences. Il s’agit donc d’un projet participatif, qui ne peut exister sans chacun de vous.

Prêtre ONLINE est accessible à tous et pourrait un jour devenir un site.

Thiébault Julie